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Apprendre à lire une peinture

Apprendre à lire une peinture

Ces conférences ont pour objectif d’offrir les outils de compréhension de chefs-d’œuvre de la peinture, de la Renaissance à nos jours, qui font date et permettent de saisir les moments clés, les tournants et les ruptures de l’histoire de l’art. Chaque séance est l’occasion d’étudier une peinture, son auteur et son époque, mais aussi sa dimension iconographique, idéologique, stylistique et historique, pour être capable de répondre aux questions fondamentales suivantes : À quelle époque l’œuvre a-t-elle été exécutée ? Quel est le style ? Que raconte-t-elle ? Comment le peintre construit-il son œuvre ? Quelle en est la logique de composition ? Quels moyens l’artiste a-t-il utilisés pour créer le plaisir, l’émotion ressentis ? Venez apprendre à lire une peinture ! 

Cycle et conférences disponibles en replay. Un lien pour regarder chaque épisode à volonté vous sera envoyé.

Prix du cycle : 90€

Jan Van Eyck, Les époux Arnolfini, 1434

Portrait emblématique du grand peintre Jan van Eyck et des primitifs flamands, Les époux Arnolfini restent encore aujourd’hui sources d’interprétations contestées et d’énigmes vraisemblablement insolubles. Qui sont précisément ces deux époux ? Pourquoi le peintre accroche-t-il un miroir au fond de la pièce ? Quelle technique picturale utilise-t-il pour le rendu des effets de lumière ? Autant de questions qui invitent à un véritable travail d’investigations à travers l’art et l’histoire.

Conférences disponible en replay – 10€

Léonard de Vinci, La Joconde, 1503

On ne présente plus le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci, mais on oublie bien souvent les raisons pour lesquelles il est considéré comme tel. Si les nombreuses élucubrations sur l’identité du sujet proposées pendant des siècles sont aujourd’hui toutes rejetées, la Joconde a autre chose à nous raconter que son léger sourire. D’ailleurs pourquoi sourit-elle ? Quelle est le sens du paysage qui se déploie à l’arrière-plan ? Où se trouve-t-elle ? Plus qu’un simple portrait, le tableau est une belle réflexion sur la vie.

Conférences disponible en replay – 10€

Véronèse, Les Noces de Cana, 1563

Le plus grand tableau du musée du Louvre est aussi celui de l’apogée de la peinture de la Renaissance vénitienne. Cette composition impressionnante d’un sujet religieux étonne cependant par le faste et le luxe dignes des plus grands banquets des princes du XVIe siècle. Alors, profane ou sacré, le tableau de Véronèse ? Quoi qu’il en soit, il ne laissa pas ses contemporains indifférents et marque l’aboutissement d’une certaine peinture religieuse.

Conférences disponible en replay – 10€

Pierre-Paul Rubens, La mort d’Henri IV et la Régence de Marie de Médicis, 1624

Peintre baroque, Pierre-Paul Rubens est à la tête du plus grand atelier de peinture en Europe au début du XVIIe siècle. La Reine Marie de Médicis ne s’est donc pas trompée en lui commandant un cycle de 24 toiles au palais du Luxembourg à Paris, pour redorer son blason. Rubens accepte de relever un tel défi en proposant un langage iconographique et pictural d’une redoutable efficacité, même si l’artiste n’hésite pas à prendre des libertés avec la réalité historique.

Conférences disponible en replay – 10€

Georges de la Tour, Le tricheur à l’as de carreau, v. 1635

Peint pendant la période diurne de l’artiste, Le tricheur à l’as de carreau semble à première vue une amusante scène de la vie quotidienne. Mais pourquoi Georges de la Tour peint-il ses personnages à mi-corps sur un fond sombre entièrement neutre ? Quels liens semblent-ils les lier ? Quel drame se joue-t-il derrière les gestes et les regards ? Et quelle est la morale de l’histoire ? Parce que oui, il y en a bien une…

Conférences disponible en replay – 10€

Van Dyck, Portrait de Charles Ier, v. 1635

Qui est ce personnage qui nous toise avec une condescendance quelque peu nonchalante ? Est-il un roi ? Mais alors où sont ses attributs royaux, sa couronne, son sceptre ? Et que faisait-il avant de nous regarder ? D’ailleurs n’est-ce pas étrange de mettre en scène un portrait dans un paysage ? Génie de l’art du portrait au XVIIe siècle, Antoon Van Dyck nous livre ici l’un de ses magnifiques chefs- d’œuvre, qui brille par sa très grande originalité.

Conférences disponible en replay – 10€

Jacques-Louis David, Le Serment des Horaces, 1785

En 1785, le peintre Jacques-Louis David expose un tableau qui fait l’unanimité parmi la critique et les amateurs. L’œuvre devient le chantre du néo-classicisme, prônant le retour à l’antique et aux sujets nobles. Mais pourquoi le tableau est-il considéré comme un chef-d’œuvre dès son temps ? Quels critères font du Serment des Horaces la nouvelle référence en matière de peinture d’histoire ?

Conférences disponible en replay – 10€

Eugène Delacroix, La liberté guidant le peuple, 1830

En 1830, Eugène Delacroix, témoin des trois journées révolutionnaires de juillet, décide de peindre une toile exaltant l’idéal de liberté qui unissait les révolutionnaires. Exposé en 1831, le tableau est un véritable succès. Mais alors pourquoi le pouvoir, qui en est l’acquéreur, le cache au public pendant plusieurs décennies ? Pourquoi cette figure allégorique féminine a-t-elle choquée certains esprits ? Le tableau est-il particulièrement original pour l’époque ou, au contraire, parfaitement classique ? Et pourquoi l’artiste choisit-il à l’arrière-plan une vue sur les tours de Notre-Dame qui n’existe pas ? Eugène Delacroix signe ici un tableau fort, puissant et passionnant.

Conférences disponible en replay – 10€

Manet, Olympia, 1863

En 1863, le célèbre tableau de Manet suscite l’un des plus grands scandales de l’histoire de l’art. Pourtant, ce nu féminin n’est, aux yeux des spectateurs que nous sommes, qu’une simple variante d’un sujet très courant dans l’histoire de la peinture européenne. Pourquoi l’œuvre de Manet est-elle alors rejetée par la majorité de la critique ? Comment, en ce milieu du XIXe siècle, une œuvre est-elle jugée belle ou laide, bonne ou mauvaise ?

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Picasso, Les demoiselles d’Avignon, 1907.

Considérée comme le premier tableau cubiste de l’histoire de la peinture, Les demoiselles d’Avignon marquent le triomphe d’une nouvelle norme en ce début du XXe siècle : la convention réaliste des siècles passées est remplacée par la convention d’originalité. Autrement dit, la manière de voir remplace la manière de peindre. Et pour se faire, le jeune Picasso, âgé de 26 ans, choisit de déconstruire 500 ans d’histoire de l’art et de partir à la découverte du monde.

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Sebastien Bontemps

Diplômé de l’École du Louvre et de l’Université Aix-Marseille, Sébastien Bontemps enseigne l’histoire de l’art dans plusieurs établissements. Il partage sa passion pour l’art dans le cadre de ses conférences.

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